L’histoire est faite par des personnes.
Nous repérons, documentons, étudions et faisons grandir celles et ceux qui écrivent le prochain chapitre de l’Afrique. Voici d’où vient l’idée, et qui en répond.
Le professeur qui n’avait pas besoin du manuel.
Dans les mots de Frank Tsuro
Tout a commencé avec un professeur d’histoire du Kutama College qui ouvrait rarement le manuel, et avec le manuel lui-même. Il s’intitulait People Making History.
Ma passion pour l’histoire est née d’une seule personne.
Sekuru Zvidzwa enseignait l’histoire au Kutama College, et il avait compris qu’un fait ne reste en mémoire que s’il est porté par un récit. Il ouvrait rarement le manuel. Il n’en avait pas besoin. Notre classe était la seule de notre niveau à l’avoir pour professeur, et quand il est parti, nous comprenions la matière mieux que tous les autres élèves de l’année.
Ensuite, il ne nous restait que le manuel. Il s’intitulait People Making History.
C’était un hommage aux dirigeants africains et à ce qu’ils avaient rendu possible pendant la lutte de libération. Je me sentais proche de certains d’entre eux. Pas à cause des fonctions qu’ils occupaient, mais à cause de ce qu’ils avaient fait avant que quiconque sache si cela marcherait.
Des années plus tard, en réfléchissant aux défis du leadership sur ce continent, je suis revenu à ce livre.
Certaines des personnes qui y figurent appartiennent à leur époque. On ne peut pas leur retirer leur contribution, et on ne le doit pas. Mais la tâche a changé, et une personne faite pour une tâche ne l’est pas forcément pour la suivante.
Ce qui n’a pas changé, c’est ce qui les rendait dignes d’être racontés. Ils avaient une vision. Ils voulaient que chacun dans leur pays soit libre, pas seulement eux-mêmes. Et ils ont agi, à une époque où agir était dangereux.
La vision, le souci des autres et le courage ne se périment pas. Ce sont les circonstances qui les réclament qui changent.
La question est donc devenue simple. Si ce sont toujours ces qualités qui comptent, qui les possède aujourd’hui, et où faut-il chercher ? Pas forcément en politique. Plus probablement dans une entreprise, un laboratoire, une salle de classe, un atelier, une clinique, une ferme. Là où des gens accomplissent discrètement des choses difficiles qui compteront plus tard.
C’est de là que vient le nom. Pas un hommage aux personnes du livre. Leur prolongement, au présent.
Car les personnes de ce manuel ont été, un jour, des jeunes gens qui vivaient une histoire inachevée. Personne ne leur avait dit qu’ils faisaient l’histoire. Ils faisaient le travail qui se présentait à eux.
Quelqu’un fait ce travail aujourd’hui. La question est de savoir si quelqu’un l’écrit.
Frank Tsuro, fondateur et conservateur en chef
Ce que nous croyons
Pas des forces, des tendances ou des systèmes à eux seuls. Des personnes qui ont décidé quelque chose alors qu’elles auraient pu décider autrement. C’est pourquoi notre sujet, ce sont les personnes plutôt que le leadership.
La génération qui a conquis la liberté politique fait partie de ce dont ce continent a hérité. Elle n’en est pas le dernier chapitre. L’histoire est à la fois un héritage et une œuvre.
Bâtir des institutions durables est un autre problème que chasser une puissance occupante, et il demande d’autres qualités. L’argument complet
Nous ne partons pas d’une liste d’Africains importants. Nous trouvons un travail qui peut être examiné, nous le documentons, puis nous regardons ce qu’il révèle du discernement, du courage et de la capacité à bâtir durablement.
Une reconnaissance pourra naître de ce travail. Elle n’en est pas la raison. Une liste publiée avant que la méthode existe ne vaut rien, et ce continent en compte déjà plusieurs.
Des histoires africaines racontées avec un regard, une voix et une indépendance africains. C’est pour cela qu’il n’y a pas un seul coucher de soleil, pas une silhouette, pas un motif emprunté sur ce site.
Une personne peut avoir à son actif des réalisations extraordinaires et de graves échecs. Un dossier incapable de contenir les deux n’est pas un dossier.
Deux fondateurs. Une institution faite pour leur survivre.
À eux deux, ils ont consacré leur vie professionnelle à la même question, abordée par deux côtés : qu’est-ce qui rend réellement une personne capable de diriger quelque chose ? Si cela fonctionne, dans trente ans, les Archives compteront davantage que l’un ou l’autre.
Frank Tsuro
Frank a passé sa carrière là où les décisions se prennent vraiment.
Conseiller indépendant de directeurs généraux, de présidents et de conseils d’administration, conférencier, et fondateur de FranklySpeaking, le cabinet qui enquête sur les problèmes que les organisations ne cessent de reproduire.
En savoir plus sur Frank
Il apporte aux dirigeants un second regard avant les décisions difficiles à défaire. Son travail se situe là où se rencontrent le discernement, l’honnêteté et l’exécution : aider les dirigeants à nommer le problème qui se cache sous le problème, et les conseils à poser la question que personne n’a posée.
Sa conviction est simple : l’histoire ne demande ses titres à personne. Elle est faite par des personnes qui décident, puis qui assument ce que la décision leur coûte.
Andrew Tsuro
Le leadership n’est pas un sujet qu’Andrew étudie de loin.
Andrew Tsuro est coach en leadership et facilitateur. Son travail part d’une conviction claire : le leadership doit produire des résultats qui dépassent les attentes.
En savoir plus sur Andrew
Son travail se situe là où se rencontrent le comportement humain, la communication et l’exécution concrète. Il aide les jeunes diplômés à entrer dans le monde du travail avec assurance, les managers à diriger avec davantage d’intelligence émotionnelle, et les dirigeants à communiquer quand les enjeux sont élevés.
Sa conviction est simple : le meilleur leadership ne s’installe pas de l’extérieur. Il se révèle, se renforce, et devient un comportement auquel les autres peuvent se fier.
Nous créerons des conseils quand il y aura un vrai travail à superviser.
Leurs membres seront alors nommés ici, une fois qu’ils auront accepté. D’ici là, trois règles s’appliquent dès le premier jour.
Personne ne peut payer sa place.
Ni par des frais, ni par un parrainage, ni par une table à un dîner. L’argent ne peut faire entrer personne dans les Archives.
Ceux qui choisissent ne lèvent pas les fonds.
Choisir qui est documenté et lever des fonds sont deux métiers différents, confiés à des personnes différentes. Il est plus simple de l’organiser maintenant que de le corriger plus tard.
Les erreurs sont corrigées en public.
Si nous nous trompons, nous ajoutons la correction à la vue de tous. Nous ne retirons jamais rien en silence.